•  •  • ENSPDEIT

Dans le chariot

Projet étudiant : Contre matière par Kévin Torrini

Kévin Torrini, jeune designer français diplômé de l’ENSCI nous présente l’un de ses projets baptisé Contre Matière.

Une  recherche sur la notion de matière d’un objet et matière support, appelée contre-matière permettant sa conception, ici d’une gamme de petits accessoires de bureau.

Contexte

La machine à dépôt de fil est une imprimante 3D, qui réalise des pièces sous forme de strates, par couches horizontales successives. Ces strates sont construites avec l’aide de deux résines complémentaires, l’une est de l’ABS pour le modèle 3D et l’autre une résine de construction pour le support, qui a vocation à disparaître. Je nomme la seconde « contre-matière », elle est générée automatiquement par la machine.

Description

Dans ce cas précis, je décide de conserver cette contre-matière, de la traiter comme un composant à part entière dans le processus de fabrication. La conception du designer et son dessin en sont bouleversés.

L’usage de chaque objet de la gamme pour le bureau, est dessiné à travers les filtres des contraintes de la machine.

Chaque typologie relève et illustre une caractéristique du processus. Des contenants dessinés par la ligne, des range-papiers illustrant le parcours de l’outil, une série de trombones sécable, une tirelire dessinée au plus juste sous la contrainte d’un angle limite, une tirelire produite grâce à ses aiguilles. Rien n’est jeté, en dessinant l’essentiel tout se construit autour et est exploitable.

Conclusion

Grâce aux effets plastiques et aux contrastes rencontrés entre la matière ABS et la contre-matière, les objets peuvent être vus comme des microarchitectures qui jouent avec les plein et les vides.

Les deux résines ont des propriétés différentes, l’abs (en blanc) est très technique, mécanique, précis, la seconde résine (en marron) produit des effets aléatoires et un motif expressif de ce procédé. Je ne peux anticiper pleinement certains effets, le résultat de la « contre-matière ».

Je vais pouvoir décider de l’objet mais pas de l’aspect final. L’un des intérêts de ce travail est de découvrir une forme nouvelle, différente et fonctionnelle à chaque nouvel exemplaire produit.

Sa bio :

« Je suis diplômé du grade de créateur industriel à l’ENSCI-Les Ateliers avec les félicitations du jury et d’un BTS design produits à l’Ecole Boulle.

Désormais en freelance, je travaille sur mes propres créations et je suis toujours curieux et à l’écoute de nouvelles opportunités.

Je porte un intérêt aux processus et aux matériaux : quoi faire avec telle matière ou bien avec telle machine.

Actuellement je suis en collaboration pour un projet avec l’entreprise Saint Gobain.« 

Plus d’informations sur le designer : Kévin Torrini

By Blog Esprit Design

Tags: cv deja fait, etudiant produit boulle, kevin torrini

Pin It!

Dans le même rayon


7 Commentaires

    Beaucoup de sémiologie pour un sujet de diplôme somme toute sans grand intérêt. On se retrouve bien là à l’école.
    Un projet de galerie au mieux.
    Par contre le reste de son book est vraiment pas mal.

  • @Florent
    NOUS les « Utilisateurs ordinaires » ….face aux designers extraordinaires de l’Ensci :lol:
    On ne blasphème pas avec le charabia, la réthorique enscienne. La sémiotique ou sémiologie étudie les signes en général, qu’ils soient verbaux ou non-verbaux ….

    Pourtant son diplôme de 2012 (Création industrielle) avec les félicitations du jury comprenait aussi un mémoire : L’intuition de l’usage, instinct et mode d’emploi Directeur de mémoire : SELLIER-CARRERE (née SELLIER) Marie-Claire
    « Mon mémoire est né d’une réflexion sur l’intuition pouvant être suscitée chez un utilisateur ordinaire face à un objet ou à un usage : comment l’utilisateur appréhende t-il l’objet afin de le comprendre ? Construit comme une rencontre d’idées fortes, avec un repérage d’objets qui appuient mon propos au moyen de descriptions, d’analyses, d’études et de photographies, le mémoire permet de prendre position par la suite pour le projet, en posant la question : comment le designer peut-il anticiper l’usage intuitif ? »

  • Il a une bonne tête de télé réalité mais pas de Google Image visage ( on n’apprend pas la com à l’Ensci ?), 2 bons diplômes….il « caporalise » (« Je suis diplômé du grade de créateur industriel), il sorbonnise un peu, beaucoup , il intellectualise le design, il ne donne pas envie… Il y a de la matière, de la contre matière, de l’anti-matière scolaire…

  • S’il avait fait l’Ecal , il aurait déjà travaillé pour Alessi ecal_alessi.jpeg

  • FONCTION? SIMPLICITE ? FRAICHEUR D’EXPRESSION ?
    Et il aurait compris ce que le maestro du design management Alberto Alessi veut dire ….
    « Je suis étonné du brio et de la profondeur avec lesquels l’analyse des fonctions a été affrontée, de la fraîcheur d’expression de toutes les propositions, et de l’agréable recherche de simplicité de certaines d’entre elles. Je crois que ces bons résultats sont dus non seulement au talent des étudiants, mais aussi à la méthode didactique compétente et concrète qui a été adoptée. Notre travail en commun ne s’arrête pas ici : nous devrons encore approfondir des sujets pour lesquels il faudra des temps de développement un peu plus longs, car j’espère que certains de ces concepts mûriront pour créer une véritable production en série. Et c’est cela le meilleur résultat que l’on puisse attendre d’un workshop. »
    alessiecal02.jpgciambella-ecal-carlo-clopath-photo-ecal-julien-chavaillaz-2.jpg

  • Merci Florent pour votre commentaire sur mon book et d’être allé voir plus loin.
    Ce projet de diplôme était présenté lors de la soutenance sous forme de démonstration avec une mise en scène particulière. Qui est très difficile de retranscrire par quelques visuels.
    Il n’y a aucune prétention de ma part il s’agit d’une étude d’un processus et d’essayer de montrer une autre facette de ce qui est montré aujourd’hui avec les imprimantes 3d (cad des objets/lampes aux formes très complexes).

    Cher « Prof Z » (un enseignant se prenant pour Zorro ? passons)

    Les critiques je les accepte, j’en ai toujours eu, ça continuera, et elles permettent de grandir (lorsqu’elles sont justifiées)
    Je reprends dans l’ordre :
    « Utilisateurs ordinaires » n’est pas du tout péjoratif je veux dire par là une personne qui n’est pas issue d’un champ du design ou d’ergonomie, l’exercice du mémoire est toujours délicat voyez le comme une maladresse.

    « L’habit ne fait pas le moine », je trouve un peu déplacé votre commentaire sur le physique, je trouve ça dommage si vous devez chercher à quoi ressemble la personne pour ensuite vous faire une idée…
    Je risque de vous décevoir je ne comptais pas participer à la Starck Academy :)

    Afin de pouvoir donner mon avis à « armes égales » (comme je suis désormais « gradé »), j’aimerais beaucoup voir ce que vous faites. Existe-t-il une trace de votre travail ? Ou peut-être une conférence ou un cours auxquels je puisse assister car j’ai pu comprendre que vous aimiez faire débat…

    Cordialement.

Qu'en pensez vous ?

Ajouter une image à mon commentaire cliquer ici.

Partager : Facebook .  Twitter .  Envoyer par mail .  Lien permanent .  (se déconnecter)

Article plus récentArticle plus ancien

Fond du Mag